Certes la paraphylie de sepiolida n’est plus à prouver, mais ça reste délicieux…

Bon nous allons sûrement vous énerver…

Mais s’il faut ça pour vous faire ressentir les vibratos puissants et émouvants de notre quotidien…

Comme annoncé plus tôt, nous n’avons guère de choix quand à nos lieux de repos.

La plage ou le ruban de terre de quelques kilomètres séparant la Birmanie du golf de Thaïlande.

Du coup, pour ne pas vous décevoir, nous partons à Lamae, petit village où rien de notable ne se passe.
Un marché, avec des t-shirt superman, des glaces en cornet, de la viande cachée sous les mouches, qu’un sac plastique au bout d’un bâton essaye de faire fuir, des poissons, du requin, des gâteaux délicieux (voir article précédent), bref un marché.

Autrement quelques commerces, deux trois bistrots, un 7 eleven et quelques habitants qui, interloqués, nous voient débouler sur nos fières montures et sourient, préviennent leurs voisins ou restent béats.

Lamae n’est pas à proprement parler au bord de l’eau donc vous n’êtes pas si jaloux. C’est un village terrestre où hormis le poisson et le requin frais vendu sur les étals, rien ne peut vous faire bisquer. Imaginez que c’est Malesherbes.

Petite parenthèse piscicole:

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Revenons à nos moutons maintenant, car à 5 kilomètres de là, et c’est bien sûr le but de notre périple de mobylettards, Lamae-port.

Un petit port tout minuscule.

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Des gens qui vivent au bord du chemin, un resort pour touristes Thaïlandais aisés, un restaurant pour touristes Thaïlandais middle-class et quelques bungalows, pour bourgeois Thaïlandais.

Alors, faisant de cette troisième partie de population (bien que n’étant pas encore tout à fait Thaïlandais), nous optons pour un petit bungalow.

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Une pièce avec salle de douche et terrasse, et face à ?

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Ben oui face à la mer, ça serait dommage d’aller s’enterrer dans la plaine alors qu’ici c’est tellement beau.

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Encore une fois, nous sommes les seuls à ne pas être locaux. «Les non-Taï » sera notre appellation, suivi par la suite de Olen et Clêêr quand nous nous serons fait des copains. Ou une famille.

Mais ça c’est pour demain.

Après avoir pris possession des lieux, puis avoir douchés avec application et tendresse nos corps splendides que nous envient toutes les personnes éveillées au bon goût, nous partons en quête d’un bon dîner.

Sur la route une marmite fume, une dame d’un âge fortement avancé selon nos critères (mais cela ne veut rien dire, car un homme que nous avons rencontré se vantait de n’avoir que 56 ans, alors qu’il aurait pu être le père de nos parents respectifs) nous sourit.
Claire l’aborde avec sa gentillesse naturelle et son talent pour l’expression corporelle en lui demandant si nous pouvons avoir l’honneur d’être servis dans son, certes modeste mais nous ne sommes pas snobs, établissement.
La personne hors d’âge nous désigne une table, des sièges et va nous chercher une grosse timbale d’eau.

Contents que nous sommes.

Puis la dame se met à nous parler en Thaï, très souriante et nous comprenons (à ses gestes) que pour la tortore faudra repasser, elle est ravie de nous avoir à sa table (et les moustiques qui l’infestent également) mais n’est pas un restaurant du tout. Mais si on veut on peut se taper quelques mini bananes (infestées, elles, de fourmis) avec elle. Ça lui ferait plaisir.

Confus, nous déclinons, en la remerciant pour son hospitalité, et repartons chercher un vrai restaurant.

Que nous trouverons, au bord de l’eau, et nous dégusterons, dans tous les sens du terme une salade de mangues vertes aux crevettes.

Crues les crevettes, c’est ça qu’est bon.

Et nous avons dégusté. J’avais pourtant clairement demandé à la jeune personne s’occupant de prendre la commande que nous la souhaitions très très peu pimentée.
Et je n’ose imaginer ce que nous aurions eu si je n’avais pas précisé.

J’ai sué la moitié de mon eau par le front.
Et Claire à pleuré et fut victime d’une brûlure labiale au second degré.

Heureusement que nous sommes du bois dont on fait les haches, le commun du mortel eût trépassé derechef.

Sur ce, une bonne nuit, et allons faire un tour au village pour un petit déjeuner qui nous permettra de tenir toute la journée.

De retour à notre maisiin, ou notre logis, nos voisins de bungalow (ils occupent le bungalow pour famille nombreuse), nous hèlent !

“Hey les petits gars, venez ici !! On va se poiler”.

C’est du moins ce que nous dirent leurs visages joviaux. Car ils ne parlaient que Thaï.

Nous voilà donc assis, avec Papa, Maman et la fifille.

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Portant tous trois la moustache avec aisance.
Nous sommes assaillis de propositions sans appel de bouffe et de bières. A 11 heures du matin, après un petit déjeuner conséquent.

Mais quoi ? Pouvions-nous leur faire offense en refusant à la fois leurs bonne bières fraîche (car avec des glaçons) et leur poissons, petites seiches et leur cochon grillés au barbecue ?
Que nenni gentilhomme, nous savons faire honneur.

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S’ensuivit une conversation assez intéressante où il apparût que la fille s’appelait Om (surnommée Buffalo), le frère Anh (son surnom est en suspens car il fait les cinq ans de service militaire obligatoire dans la Navy, donc respect !), la copine du frère Nan (surnommée Laos).

Nous apprîmes aussi qu’ils sont venus ici pour quelques jours en famille.

Et que la maman aurait aimé la même peau que Claire, ses yeux la fixaient avec une tendresse particulière pendant qu’elle lui disait « you beautiful !! ».

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Et dans le genre culture locale, le barbecue pour les vacances Thaïlandaises est un art qui se pratique sans interruption du réveil au coucher du soleil.
Nous étions 7 à y bosser, après trois heures de petites seiches, de cochon, de brochettes ,consommés avec application et politesse, nous n’en voyions toujours pas le bout. Et pourtant, See, la maman, à cru bon d’alpaguer un pêcheur qui passait pour lui acheter quelques poissons… Deux bons kilos de petits poissons à frire.

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Et pendant ce temps, nos verres ne se vidaient jamais, si bien qu’à 15 heures nous avons demandé grâce.

Accordée !!

Mais avant que nous ne puissions retourner vaquer à nos occupations, une nouvelle mission s’imposait. Le papa n’avait plus d’alcool à boire, et les jeunes plus de sodas.
Et aussi un petit plein de bouffe au cas où il viendrait à manquer.

C’est ainsi que nous en profitâmes pour nous acheter quelques délicieux gâteaux (voir l’article précédent), en prévision d’un éventuel dîner, bien que nos corps ne pussent plus se figurer d’ingérer quoi que ce fut.

Et enfin, il nous fût accordé une petite sieste.

Merci Bouddha.

Ce moment de repos, et de calme nous l’avons aimé !

Car même si nous avons passé un vraiment chouette moment avec toute cette famille, considérez que c’est épuisant, d’essayer de comprendre plusieurs personnes qui vous parlent dans leur langue comme si vous la compreniez, vous nourrissent et vous abreuvent de boissons alcoolisées (oui c’est vrai que la bière n’est pas de l’alcool mais la loi le dit alors…) sans interruption pendant plus de trois heures.

Et c’est ainsi que ragaillardis nous émergeons de notre petite cabane pour regarder dehors si la vie est toujours aussi belle.

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Elle l’est !

Mais qu’est-ce donc que ces silhouettes se découpant sur la mer qui nous font de grands signes ???

Notre nouvelle famille à déplacé le barbecue, mais celui-ci fume encore.

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Le temps d’aller voir nos mails, et nous revoilà, assis, les assiettes et les verres pleins.

Notre vie est vraiment trop dure!

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Heureusement les Thaï se couchent tôt. Ou du moins ceux qui ont passé la journée à bouffer et à boire, et ainsi, vers 20h, sans dire au revoir ni rien, ils s’en furent l’un après l’autre rejoindre leurs pénates.

Ce qui fut pour nous un drôle de moment, car nous nous sommes retrouvés face au papa (qui ne parle pas, mais qui sert à boire), à se demander ce qui se passait.

Alors nous sommes partis, après avoir essayé d’aider à ranger sans succès, cela semblait pouvoir engendrer un certain courroux, nous nous en fûmes reprendre une vie sans famille Thaïlandaise.

Moins folklorique il est vrai, mais plus reposante et pour notre ligne je vous raconte pas comme c’est moins dangereux !

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Un départ au petit matin où nous n’avons pas pu éviter le petit déj en famille, des adieux émus et en route pour Bang Saphan, ou Bangsa Phan, selon les panneaux.

Et là, je vous le dit tout de go, on sombre dans le luxe…

Mais c’est pour plus tard.

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Une réponse à “Certes la paraphylie de sepiolida n’est plus à prouver, mais ça reste délicieux…

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