Des moines, des balais à chiottes, des asticots gras, des tigres, de l’extase et des incendies… de quoi se refaire une santé!!

Oui on va sombrer dans le luxe.

Oooh pas forcément les palaces et tout le tralala, mais une belle vie qui, quand on prend du recul, a tout du luxe.

Bang Spahan est une petite station balnéaire assez cossue, où se retrouvent des Thaïlandais voulant profiter d’un bord de mer calme, avec pour autant la commodité d’une ville proche.

Donc, allez !!

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Rebelote, une petite bicoque au bord de l’eau et roulez jeunesse.

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C’est beau bien sûr, et nous allons mettre un peu de joie dans vos quotidiens gris.

Mais d’abord, le clou du spectacle est le petit marché installé pendant une semaine, dans le plus gros temple (Bouddhiste) de la ville.

C’est folklo à s’en décrocher la mâchoire d’émerveillement.

Rigolez pas, ça peut arriver.

Imaginez un peu, retour au moyen âge dans la vieille Europe.

Sauf que bien sûr cela ne se passe pas dans sur les terres de l’église catholique, mais dans l’enceinte d’un temple bouddhiste.

D’un côté les moines qui bénissent (ou l’équivalent dans leur religion) les pieux venant se purifier l’âme et faire un petit don à Bouddha.
Des moines qui haranguent la foule avec une sono puissante. Pendant que des stands vendent des mains coupées…

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A côté, des moines en plastiques devant un monceau de bagues dorées que des croyants tripotent jusqu’à trouver celle qui va bien et partent avec en lâchant un bifton.

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Une sorte de stand de tir d’où l’on repart avec une bague en toc et l’âme pure, au lieu de repartir avec une énorme peluche et les doigts collants de barbe à papa.

Et à côté de cela,  si vous le voulez, vous pouvez aussi emmener vos marmots se faire des frayeurs sur une petite grande roue, tirer au fusil à lunette (et repartir avec une peluche), manger l’équivalent Thaï de notre barbe à papa.

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Mais ce n’est pas tout !

Non !

Car entre les vendeurs de meubles de jardin, les surplus militaires, les balayettes à chiottes, les conneries en plastique que l’on n’arrive pas à savoir à quoi cela peut-il bien servir, mais aussi les vendeurs de fruits et légumes, de bonzaï, de poisson séchés, de bouffe appétissante ou intrigante, vous êtes au paradis du n’importe quoi !

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Et tout ça dans un temple.

Donc c’est ainsi que vadrouillant dans cet improbable endroit, nous avons fait des découvertes fantastiques (comme une serviette en micro-fibres identique à celle que j’ai oublié à Roxas (Philippines) pour une poignée de riz, ainsi qu’une expérience culinaire qui a brisé notre couple (dégustation de gros asticots grillés (un petit goût de poulet à la noisette))

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A la fin de notre pèlerinage bouddhique, nous revînmes avec dans notre besace :

–   du rit cuit à la noix de coco et aux haricots noirs cuit dans un bambou (délicieux)

–   une omelette aux fruits de mer et pousses de soja (intéressant mais pas de quoi se taper le cul par terre)

–   des œufs au plat de caille vinaigrés (miam)

–   des épis de maïs (un classique)

–   un quart de poulet grillé comme les thaïs savent le faire (re-miam)

–   une sorte de crêpe fibreuse énorme dont nous n’avons pas su percer l’origine (mais à tomber à genoux tellement c’est bon)

–    et un martaback (voir article précédent) à la noix de coco

Merci chef!

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Et nous sommes allés déguster (une partie) de tout ça sur la plage.

Seuls sur terre, et sous la pleine lune…

Mais Bangsa, ce n’est pas que ça, c’est aussi des paysages calmes et somptueux, des petites criques au détour d’un chemin, où les Thaï se baignent, comme on fait en Thaïlande : tout habillés.

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C’est aussi une ville où vivent de vrais gens dans une architecture plutôt jolie.

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Une ville, qui, à l’instar de  nombreuses villes du monde à ses marchés quotidiens, ses gentils, ses idiots du village…

Et ses apéros face à la mer, pas dégueux !

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Nous devrons hélas en partir, notre existence à des obligations, comme par exemple de rentrer un jour reprendre le fil d’une vie normale, et accessoirement notre visa pour les mobs ne dure qu’un mois.

Alors nous repartons, directions un joli petit port de pêche… Kaoh Tao.

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Hélas victime de la proximité de Hua Hin, une mégalopole du tourisme où la population est à 50% blanche et hélas plutôt fripée. Des joueurs de golf principalement.

Hua Hin donc, une ville de beauf, même selon le Lonely Planet et qui a transformé tous les petits ports de pêche alentours en énormes resorts hors de prix. Kaoh Tao inclus.

Dommage hein ?

Donc nous passerons la nuit dans une guest house après avoir dévalisé le marché pour nous refaire une santé au moral. Et nous avons réussi en découvrant une merveille de gastronomie : la crème aux œufs cuite dans une noix de coco jeune.

Et joliment Thaïée (oui, pardon…)

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Je vous laisse y réfléchir. Et éventuellement baver, mais ça je ne veux pas le savoir!

Et reprend notre périple : aux premières heures fuyons la côte pour la montagne, rejoindre un parc naturel géant (oui il y a même des villages dedans) avec des éléphants, plein de piafs et des tigres…

Pas si mal hein ?

Sauf que non en fait, les deux roues ne peuvent y pénétrer.

Soit disant qu’on n’aurait pas notre chance face à un tigre énervé… à vérifier quand même.

Qu’à cela ne tienne ! Allons à Petchaburi, capitale mondiale de la crème aux œufs.

Vous savez ces délicieux gâteaux venus du cosmos dont nous vous parlions tantôt.

Alors Petchaburi… c’est une grosse ville basse. Sans immeubles hauts j’entends.

Avec des temples à foison, des grottes reconverties en temples, une population décontractée et accueillante, des marais salants, des rizières, des mécanos qualifiés, des geckos, dont un énorme, et bien sûr des couchers de soleil…

Bref un endroit que je me permets de vous recommander.

D’autant que nous avons trouvé logis dans un hôtel (chinois bien sûr) des années trente, splendide et dépenaillé, calme et amical, où la nuit ne valait que 260 baths – en gros 6€50. Tout ça au centre ville, sur la rivière et face au palais royal avec un lit géant.

Après, pour l’apprécier, c’est plus une question d’ambiance…

Donc je vous laisse y jeter un petit coup d’œil …

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Oui amusez-vous à recréer une ambiance!

… et nous retournons sur la route car aujourd’hui sera notre plus grosse étape reliant Petchaburi à Chonburi via Bangkok.

235 kilomètres en ce mercredi 1er mai. Nous la fête du travail, on l’honore à notre façon.

Une journée qui ne vous fera pas rêver tellement, de la route, du trafic, une pause déjeuner au bord d’une rivière calme et posée, 17 litres d’eau consommés par personne, deux heures de perdues à essayer de traverser Bangkok (ce qui nous a quand même donné l’occasion de tomber sur des endroits splendides, et de traverser la rivière en Bac).

Pour ce faire perdez vous bien, demandez comment traverser la rivière à quelque autochtone de bonne composition au cœur d’un petit village paysan avec en fond les tours du Bangkok moderne.

Ensuite c’est simple, il faut prendre à travers bois pendant deux kilomètres, tourner à gauche pour entrer dans le temple et derrière celui-ci, un bac fait traverser les piétons et les mobs.

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Pour nous poser à l’entrée de l’autoroute que nous cherchions.

Autoroute où nous ne sommes pas autorisés à circuler. Mais comme ils sont malins comme tout ces Thaï, et ne veulent pas trop léser la plèbe qui se déplace en deux-roues, toutes leurs autoroutes sont bordées par des voies rapides. Pour nous le peuple !

Alors cahotants, évitant le trépas plusieurs fois (ces Bangkokiens, ils conduisent vraiment comme des patates), observant un stock de baril métallique en feu et sur le point d’exploser façon film d’action américain… nous arrivâmes à bout de souffle et à Chonburi.

Que nous crûmes, car après avoir passé une heure en quête d’une chambre dans cette ville morte, nous nous résignions à pousser plus loin sur la route et tombâmes après quelques kilomètres sur Chonburi.

Pour de vrai cette fois.

Et grâce à un hôtel (Thaï, mais qui aime bien les chinois), nous pûmes nous laver les fesses, nous remettre les vertèbres cervicales en place et faire de bisous à nos proches.

Voilà c’était Chonburi. Rien d’autre à en dire. Aucun intérêt si ce n’est de dormir, prendre des forces pour attaquer bon pied bon œil le lendemain.

Car demain, Jeudi 2 mai, anniversaire d’une femme sans qui je ne serais pas, nous partons à Klaeng. Pour les filles égarées qui pensent que je me suis gouré dans leur dates d’anniv’, non je parle de ma reum!

Klaeng est au sud, parce que ma gonzesse aime bien le sud, y’a la mer.

Mais nous n’avons aucune idée d’où aller. Allons à Klaeng déjà. Ou un peu à côté ?

Allons au hasard. Tentons cette route ? La mer doit y être au bout.

Mieux que ça.

Oui.

Au bout de la route…

Claire vous en parlera mieux que moi.

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