Le Cambodge c’est fini. Reste à y retourner s’installer…

Mardi.

Matin ou presque. Nous quittons Siem Reap, le cœur gros.

Pas tant de quitter Siem Reap que de quitter le Cambodge. Oui, notre visa se termine demain.

Alors, faisant l’impasse sur notre idée d’aller pisser sur la tombe de Pol Pot (mais nous reviendrons), nous nous dirigeons, vers Samraong, dernier petit bourg avant la frontière Cambodgo-thaïlandaise, à O’Smach.

La route et ses paysages nous bercent par leur mélancolique beauté.

Ou peut-être est-ce nous qui sommes d’une mélancolique beauté. Je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdu… (pour voir qui a de la culture).

Tout s’embrouille. Pourquoi partir d’ici ? Qui sommes-nous ? Si on restait ? Pourquoi ?

Et nous arrivons à Samraong.

Qui nous surprend. En bien.

Samraong est vraiment ce qu’on peut appeler un bled paumé.

Musique d'Ennio Morricone

Musique d’Ennio Morricone

Une rue principale, un marché, des pécores et une nuée de militaires.

Et des gros 4×4 d’ONG diverses.

Et bizarrement dans ce bled, deux-trois hôtels chics. Accessibles aux pauvres hères que nous sommes.

Palace ou pas?

Palace ou pas?

On se pose dans notre suite royale, dehors le ciel se charge de nuages menaçants.

on doit vraiment quitter ça?

on doit vraiment quitter ça?

Et tout à coup, bonne nouvelle, notre visa de 30 jours est en fait un visa de 31 jours. Merci monsieur l’officier d’immigration de Koh Kong !

On a du rabiot.

Alors on va rester une journée de plus. Et investiguer un peu.

Sur la beauté du coin.

Le coin

Le coin

Sur la présence de tous ces militaires et de toutes ces ONG. Et bien manger.

Les ONG sont dans la place !

Les ONG sont dans la place !

Commençons par ça.

Fuyants le restau de l’hôtel pour un boui-boui du village de pécores, nous commençons par boire une bière. Faut pas perdre les bonnes habitudes, d’autant que bientôt c’est ceinture.

Les dames qui tiennent ce troquet sont hilares quand nous leur commandons deux Cambodia. Elles se tapent sur les cuisses quand nous choisissons notre diner dans les marmites qu’elles ont cuisiné avec amour.

Et en pleurent de rire quand nous les dégustons. Apparemment ce que nous pensions être une portion en comprenait deux. Et puis c’est bizarre de mélanger ça comme ça au riz.

Ils vont nous manquer ces Cambodgiens !

Le lendemain, journée bonus, nous allons découvrir les alentours. C’est joli, c’est sympa. Et plein de tendresse.

Et nous découvrons le pourquoi de ce rassemblement de militaires et d’ONG.

Il existe un conflit entre la Thaïlande et le Cambodge.

Les français ont merdé en délimitant leur territoire, et un des temples d’Angkor, posé dans la montagne à la frontière est l’objet du conflit. Pour une erreur de cartographie.

Revendiqué par les deux pays, le tribunal international a finalement décidé qu’il revenait aux Cambodgiens.

Pas contents, les Thaïs ont décidé d’aller mettre sur la gueule de leurs voisins. S’en est suivi une mini-guerre frontalière, avec combats pour de vrais, et pas mal de morts. Depuis il existe toujours des tensions. Une petite guéguerre de voisinage.

Et il faut de temps en temps mettre les points sur les « i ».

L’objet de cette grosse réunion militaro-ONGienne était donc « Soyez gentil ne tirez pas tout de suite sur l’envahisseur ».

Une bonne dernière journée non ?

Il est temps d’aller se coucher, pour partir franchir cette frontière proche.

Pour retourner à la civilisation.

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