rentrer, c’est ressusciter un peu?

Salut les petits lupus (ou bien on dit lupi?),

Vous ne l’ignorez surement pas si vous êtes fidèles de ces pages brillantes où, à intervalles irréguliers, nous vous nourrissons, chanceux que vous êtes, d’aventures époustouflantes qui couvrent de frissons vos gambettes velues (oui mesdames, vous aussi), d’informations pratiques comme des couteaux suisses, et d’anecdotes farfelue qui vous font pouffer à en perdre votre œil de verre.

Wob, je ne sais plus ce qu’on disait…

Ah oui, donc vous savez sûrement que nous sommes rentrés.

Pour de vrai cette fois-ci.

Alors faisons un bref récapitulatif pour bien comprendre.

11 mois de voyage ce furent

– 335 jours de joie

– 10 pays

– 15000 kilomètres à moto

– 118 villes (ou villages, ou bleds paumés)

– 123 chambres différentes

– 8 avions

– 23 Bateaux

– 2 scooters et une moto achetés

– 18 scooters ou motos loués ou prêtés

– 7 trains

– 15 métros

– 26 bus

– 35 Tuk-tuk (ou tricycles, ou rickshaws motorisés)

– 17 Vélo-rickshaws

–  17 taxis

– 11 vans

– 5 trajets amicaux en voiture

– 4 vélos

– 1 éléphant

– 8 paires de tongs ou assimilés

– 6 paires de lunettes

– 7 crevaisons

– 4 pneus et une chambre à air

– 817 repas

– 7 coups de soleil

– 1 dysenterie carabinée chacun

– 3 brûlures

– 2 abcès

– 2 pieds ouverts

–  une otite carabinée

– 5 ou 6 crèves (rhume et assimilé…)

– 5 visites à l’hôpital

– 15172 fichiers (photos et vidéos) soit 274 gigas d’images

– 18 films réalisés

– 5 cartes postales envoyées (oui c’est énorme!)

– 109 articles sur le blog

– plus de 10000 vues du blog

– des lecteurs de 72 pays

Et tout un tas de statistiques bien plus utiles (dans le genre : que coûte quoi? ) que vous retrouverez bientôt…

Et c’est ainsi, que un peu plus de 3 mois après notre retour,du canapé de notre salon moelleux, nous abordons le sujet bien controversé du retour.

Le grand sage dans son immense connaissance de la Vie nous affirme que « Partir, c’est mourir un peu ».

Nous ne savons pas ce que le grand sage avait fumé ce jour, mais ce n’est pas le sujet.

Car si partir c’est mourir un peu, qu’est-ce que de revenir?

Sujet peu abordé, sujet difficile, sujet terrifiant: Le Retour

C’est pour être franc la partie du voyage que nous appréhendions le plus, au point de nous y  préparer avant de rentrer, à notre façon, en voyant le bon côté des choses, parce que honnêtement les gars, jamais,au grand jamais le retour à un quotidien routinier ou plus de la moitié de notre temps éveillé est consacré à bosser pour se payer une vie dont on ne profite pas, jamais cette vie n’arrivera à la cheville d’un voyage au long-cours.

Donc, le retour, moment confus ou s’entrecroisent joie et tristesse.

Tristesse de la fin cette aventure.

Mais, d’abord, grâce à Daniel et son choix judicieux d’entreprise de travaux,  nous avons pu effectuer une transition en douceur!

Notre appart n’étant pas encore libre, nous nous retrouvâmes,pauvres hères, à Paris, dans un quartier bourgeois et calme, hébergés temporairement dans un petit duplex de 200m² rien que pour nous, ou presque.

Un choc pensez-vous ? Non facile pour ça, l’appart est en travaux, plein de poussière, et y passent des Indiens, de Polonais, des Marocains et d’autres encore, tous supposés le rendre vivable au plus tôt. Et ils prennent pourtant leur temps. Vous voyez le dépaysement est encore là !

Et joie des retrouvailles, premier bon point du retour!

« Et alors ? C’était bien ??  »

Ce fut La question. La réponse vous la connaissez.

Imaginez l’accueil : Les Sommes-nous-seuls-sur-terre? sont de retour !!

Accueillis comme des amis /cousins /inconnus /danseurs de jerk  prodiges ou comme des enfants prodiges, ou du moins comme des « enfin de retour en terre de France ».

Nous ne sommes pas mort, pas (trop) perturbé et surtout,enfin dans un pays civilisé.

C’est déjà bien rassurant pour les mamans ou autres flipettes du même acabit qui n’ont pas fait une vraie nuit depuis notre départ!

Et voilà que s’enchaînent à tour de bras les grosses bouffes: les côtes de bœuf bleues à point pleuvent, les tartares se battent avec les blanquettes, cassoulets et autres plats du terroir ayant failli sombrer dans l’oubliette gustative de nos palais reformatés aux plats d’Asie. Les fromages divers et variés qui nous font redécouvrir leurs parfums et dont les saveurs nous invitent à l’oubli.

20140208_123634

Tout ça en bonne compagnie et arrosés des pinards français (dont nous n’avons pas vu la couleur pendant presque un an) et au résultat cet ensemble nous réchauffe les ventres et; par capillarité, le cœur.

Imaginez esprits féconds, un an d’abstinence à rattraper en quelques jours.

Festival de retrouvailles, des listes d’attente pour nous voir, réunions familiales monstres, décidément, autant il est évident que  partir à du bon mais revenir aussi.

famille

Concerto de larmes d’émotion, festival d’yeux qui brillent, courses dans Paris pour honorer tout le monde de notre magnétique et exotique présence. Et retrouver ceux qu’on aime et qui mine de rien nous ont un peu manqué. Ouiii, on avoue.

Et surtout faire vite, ça ne va pas durer cet engouement !!

Et, rentrer, c’est pas trop dur ?

Car rentrer, ça veut dire enterrer au fond de nos crânes ces merveilleux souvenirs, C’est reprendre la routine du quotidien, oubliée si longtemps. C’est aussi retourner à l’usine, retomber sur les têtes blettes et hagardes de nos concitoyens

Faut comprendre aussi mes petits loups, passer d’un an de détente au cœur d’un environnement naturellement beau, entourés d’une foule de sourires et d’accueil chaleureux. Le tout en tongues.

Passer disais-je d’une vie paisible au tumulte urbain.

Passer d’un emploi du temps fait sur mesure par nous et pour nous à des journées définies par notre ami le capital car il faut continuer à se nourrir.

Passer du chaud au froid, du soleil à la pluie perforante de l’hiver parigot.

Alors oui rentrer c’est dur, mais heureusement l’accueil fut à la hauteur de la difficulté.

Et puis honnêtement chers lecteurs aérodynamiques, soyez rassurés, des aventures il y en aura encore, et bientôt…

Alors restez dans le coin, il y aura un peu moins de riz au menu, mais les aventures continuent!

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