De l’Air, des tortues, des couchers de soleil, et d’autres choses passionnantes pour vous réchauffer…

Samedi 23 février.

Il est de bon matin, l’heure où la rosée s’évapore et donne à l’air une odeur savoureuse.

Surtout mélangée à celle de toast grillés.

Nos tickets dans la poche, nos sac à l’arrière du mini bus qui nous conduira au port, il fait beau et chaud, et malgré l’heure matinale nous sommes heureux.

Déjà parce que dans l’absolu nous sommes heureux, et en plus car nous allons continuer nos vacances dans un endroit où on ne peut faire que ça : se reposer et en prendre plein la vue.

Imaginez, une île d’un kilomètre carré, où les seuls véhicules sont des chariotes tractées par de petits chevaux (Claire dit que ce sont des poney, mais elle n’y connait rien en animaux), ou des vélos.

Imaginez une île cernée d’une barrière de corail… ben on y va.

Et puis tiens, n’imaginez pas, regardez plutôt ! Nous avons choisi celle de droite, Gili Air (Air veut dire Eau, dois-je le rappeler ?).

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Celle de gauche, surnommée Gili Tralala est l’île de la dépravation, peuplée de jeunes qui boivent et se droguent, et ont des tatouages tribaux.

Celle du milieu est l’île de la contemplation et des pépères qui veulent se ressourcer.

La Nôtre est mieux bien sûr.

En tout cas pour deux vieux comme nous (Claire a quand même fêté ses 30 ans) mais pas si vieux que ça, en quête de repos, de sérénité et d’un peu de vie si l’on a envie.

Voilà comme ça vous êtes dans l’ambiance. Donc reprenons et allons-y !

Après avoir récupéré un couple d’Indiens, puis, non sans mal, quatre coréens couverts d’écran total, notre mini bus s’ébranle, et après 20 kilomètres de klaxons effrénés, de montées difficiles, il nous pose à quelques centaines de mètres du port.

Le couple devait faire l’aller-retour dans la journée mais il n’y a pas de bateau rapide pour eux le soir alors qu’on leur a vendu un aller retour. Ils sont mécontents et se feront rembourser une partie.

Les Coréens ont acheté des billets pour les Gilis puis pour aller à Bali. Mais il n’y a pas de bateaux pour Bali, une tempête est annoncée. Ils sont dépités. Mais toujours couvets d’écran total.

Il faut aller au port maintenant, des petites carrioles nous attendent. Sauf que là il faut payer et ce n’était pas convenu. Alors comme on est jeunes, forts, très très radins et qu’en plus on n’aime pas trop se faire enfumer, on fait les 200 mètres qui nous mènent à notre bateau sur nos pieds de toute beauté.

Et nous nous retrouvons à monter dans un Public boat alors que nous devions avoir un charter boat. Bon il n’y a aucune différence entre les deux, sauf que les public boats partent quand il y a au moins 20 personnes. Ce qui est le cas donc ça va.

L’embarquement se fait à l’ancienne, sur la plage, les pieds dans l’eau et nous montons à bord d’un pittoresque bateau de bois, chargé de victuailles et de gens, qui ne font pas trop leurs malins, la mer étant agitée à très agitée.

Puis vogue la galère. Deux femmes indonésiennes palissent à vue d’œil, à côté d’un homme-femme qui essaye de garder contenance. C’est tellement typique que rien que pour ça je ne regrette pas d’aller à Gili.blog-bateau-gili.jpg

Après une petite demi-heure de clapotis et de tangage, nous posons le pied sur le sol, au sud de Gili Air.

Après l’avoir posé dans l’eau pour descendre du bateau.

L’île fait un kilomètre sur un. Alors on peut marcher.

Et c’est ainsi que nous renouons avec notre bonne vieille tradition de marche à midi sous le matahari avec nos fidèles sacs à dos, pour rejoindre le nord de l’île où nous attendent des palpitantes aventures et un bungalow au bord de l’eau.

Ah oui Soleil se dit Matahari dans ces contrées exotiques… Désolé, je parle trop bien Indonésien que j’en oublie ma langue natale.

Un bungalow, deux sièges en bambou sur la terrasse, un hamac, une salle de bain à ciel ouvert avec un lézard géant nommé Edgar.

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Ces quelques jours s’annoncent durs !

Il est midi donc nous avons faim, et allons manger, accueillis par un jeune gars au visage souriant, proche de la béatitude.

Il faut avouer que sa vie est dure.

Les touristes ne sont pas légion, il est face à la mer, qui est splendide, et consomme de la Marie-jeanne en écoutant (parfois) de la bonne musique, à l’ombre des feuilles de palmier.

C’est ici que nous établirons notre quartier général de vacances. A Lombock Indah.

Ici pour que vous compreniez tout, il n’y a rien à faire. A part se baigner et manger ce que nous faisons immédiatement.

Mais aussi se reposer, boire de la bière, fumer des joints, admirer les paysages, regarder les poissons, danser devant le soleil qui se couche,ou boire des cocktails de champignons hallucinogènes, toutes ces choses passionnantes que nous ferons bien évidemment, mais plus tard.

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Et c’est ainsi que nous avons passé presque quatre jours.

Une vie belle et douce, à regarder l’horizon splendide, faire le tour de l’île, en explorer la gastronomie et les fonds marins. Flirter avec les poissons chamarrés, nager avec une tortue, contempler notre vie d’avant de loin… et rire.

Parce que la vie est belle partout où nous allons, mais encore plus dans ce cadre.

La fameuse tempête annoncée précédemment fut une grande joie. Des rafales de vent qui nous décoiffaient. Des trombes d’eau qui trempaient tout en deux seconde. Et le soleil au milieu qui faisait son boulot et rétablissait en cinq minute le paysage d’origine.

Oh que oui nous avons souffert.

La basse saison nous a fait rencontrer quelques touriste, peu. Plutôt bons enfants.

L’un d’eux quand même nous a fait penser que quelque part sur cette planète une mère devait pleurer. Mais sinon, ben que vous dire ? Je peux vous montrer plutôt ? Alors voilà :

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Et c’est ainsi que jusqu’à mercredi 27 au matin, notre vie d’aventuriers fut oisive et chantante.

t que nos corps musclés par le snorkling se reposèrent de deux mois et demi d’errance et de baroud.

Car mercredi matin, les vacances sont finies. Du moins pour quelques heures.

Un speed-boat (gros hors-bord) nous mènera à Amed, à l’est de l’île de Bali, en longeant le tempête et dans une mer démontée qui nous permettra de voir quelques dauphins (oui je sais c’est le moment où la jeune fille qui est en vous se tremousse de joie).

Bali où nous retrouverons Shaun, pour d’autre aventures, cossues, celles-ci !

La bise

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