« Thaïlande 3: le retour du retour », pour les amateurs d’histoire de bus (et les autres)

Mardi 17 juillet.
Les amateurs de nos premières péripéties vont être servis. Les amateurs de photos un peu moins.

Nous sommes piétons (pour ceux qui seraient passés à côté) et devons nous déplacer en bus.

Ça tombe bien, c’est un bus qui nous conduira en Thaïlande (de l’autre côté du Mékong, toujours pour ceux qui ne suivent pas).

Notre prochaine destination est Chiang Mai.

Donc aux premières heures, quand les oiseaux s’éveillent et gazouillent à notre fenêtre, nous voilà en route pour la gare routière.

Nos tickets achetés nous attendons le bus qui doit partir à 11H30. Il arrive vers 11H40 et nous voilà partis en direction d’Udon Thani. Après quelques kilomètre, premier arrêt, juste avant le Friendship bridge, séparant ces deux inséparables copains que sont le Laos (ou Lao) et la Thaïlande.

Nous tamponnons (ou pour être précis, faisons tamponner) nos passeports, demandons une carte électronique pour passer les portillons empêchant de passer en douce (ah que nous sommes loin des frontières pittoresques que nous passâmes naguère) et réintégrons notre bus.

Qui se remet en route, traverse le fleuve (une montre en bois à celui qui nous en donnera le nom) et stoppons à nouveau à la frontière Thaï. Une exemption de visa plus tard et nous vlà repartis vers Udon Thani. Petite ville de grande taille et d’un médiocre intérêt si ce n’est qu’il accueille un centre de transit pour l’un des programmes de volontariat pour les jeunes que propose séjours Home abroad (auto-promo !!).

Il fait faim, ça sent bon le Moo mariné (du porc troooop bon), alors nous cédons.

Puis nous cherchons notre prochain bus pour Chiang Mai, qui se planque dans un autre terminal à l’autre bout de la ville.

Nous y parvenons à 15 heures, coup de bol le bus n’est pas encore parti. Vu que le départ est prévu à 20h00.

Alors nous attendons.

Et je suis navré de vous le dire, mais le bus est royal.

Grand, beau, sur deux étages, avec de la place pour allonger ses jambes, même pour des géant ! Et les sièges sont moelleux !

Et en plus nous sommes au premier étage et au premier rang.

Et avons un repas inclus.

Déçus hein ? Vous vous attendiez, cruels lutins que vous êtes, à nous voir souffrir dans des sièges trop petits, de l’eau rentrant pas les trous de rouille, entourés de durians bien mûrs, avec une sono à fond nous passant les dernières créations thaïlandaise en matière de musique à l’eau de rose?

Et bien non, nous sommes luxes. Il y a des écrans plats sagement éteints. Et ça sent bon le déodorant à bus.

Et la clim nous rafraîchit.

Luxes je vous dis !

Puis le bus part, lentement, le chauffeur est prudent, calme, pas Indonésien ni Philippin. Sa conduite nous berce.

Il ne pleut pas. Il fait frais.

Très frais même.

Mais prévoyants ils nous ont donné une couverture.

Qui en fait ne suffira pas. Un froid polaire envahit le bus. Tout le monde est caché intégralement sous sa fine couverture. Une doudoune, un bonnet et des gants seraient bienvenus, mais hélas, ils sont au fond de la soute à bagage.

Une fine couche de givre couvre les vitres. Un bon entraînement pour l’Annapurna.

Mais la chance que nous avons c’est que le trajet n’est pas super long. 11h seulement.

11 heures pendant lesquelles nous essayerons toutes les positions possibles pour éviter le blizzard suintant de tous les pores du bus. Les bouches de la clim bien sûr, mais également, les enceintes, les lampes, et j’ai même eu parfois l’impression que du froid sortait des sièges.

Bref 11 heures de joie de vivre dans le compartiment à glace du votre frigo messieurs-dames.

Et caniche sur le caniveau, le repas gratos ! Une brioche à la crème aux œufs industrielle, servie, au moment où l’on s’endormait, vers 1h du mat’.

A notre arrivée à Chiang Mai, malgré tout l’amour que vous avez pour nous, nous n’étions pas super beaux à voir.

Deux Schtroumpfs géants, dont les articulations, gelées grinçaient à chaque pas, les yeux rouges et incroyablement petits.

Bref des zombies.

Est-ce que ça valait le coup ? Oui, parce que Chiang Mai est une super ville.

Est-ce mieux qu’en scooter ? Plus rapide, mais honnêtement, non, pas mieux.

Bref nous voilà, dans notre Guesthouse, pas chère, sympa et très bien située (comme quoi le Lonely Planet ne dit pas exclusivement des conneries).

Pour de nouvelles découvertes, à venir très vite sur vos écrans.

Bonne plage les gars, vous pouvez reprendre la lecture de votre « Voici ! » au bord de la méditerranée.

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