Où il s’agit de chasse au lionceau, de lions urbains et d’un gentil premier ministre

Lancelot,  notre preux chevalier blanc ayant rejoint nos fessiers fermes afin de nous emmener partout où nous le désirons en dehors des voies aériennes et maritimes (quoique ?), il nous fallut lui trouver un compagnon car nos fesses splendides ne vont pas toujours toutes les six au même endroit.

Et c’est ainsi que je me mis en quête d’un Cub.

Ça se prononce keub, un peu comme teub, mais avec un « k’ » au début.

Un Cub, oui. Cub, pour les ceusses qui ne maîtrisent pas la langue des Monthy Pythons signifie lionceau ou de façon plus large, les jeunes des renards, ours, tigres et autres mammifères carnassiers.

Ils sont tellement meugnons !

Mais loin de nous l’idée d’acquérir un jeune fauve.

Un chinois résidant à Phnom Penh l’ayant déjà fait, son lion adolescent a affolé les riverains et les associations de protection des animaux sauvages.

Du coup son lion a été récupéré par la police, le chinois a du payer 35.000 dollars d’amende. Heureusement que Bong Hun Sen, le premier ministre, mais également décisionnaire omnipotent de la loi et du reste au Cambodge, s’est ému de ce pauvre chinois – tellement triste d’avoir perdu son lionceau qu’il risquerait de ne pas investir ce qu’il avait prévu au Cambodge – à finalement décidé de lui rendre.

Et, grandiose, de faire rembourser son amende tant qu’on y était.

Parce qu’il peut le faire.

Content le chinois, mais il a quand-même dû déménager, ses voisins n’étant pas ravis ni rassurés.

Je ne m’éloigne un peu du sujet là.

On en était où déjà ?

Oui.

Je me mis en quête d’un Cub, le modèle mythique de Honda, un deux-roues avec un moteur increvable, un embrayage semi-automatique pensé pour pouvoir conduire d’une seule main, qui, contrairement aux modèles fabriqués en Thaïlande ou pire encore, au Vietnam, est de bonne qualité car importé directement du Japon.

Et Bouddha sait qu’on ne déconne pas avec la qualité du pays du Soleil levant.

S’en est suivi une chasse difficile et fastidieuse.

Déjà il a fallu trouver où trouver ça se vend à Phnom Penh.

Il y a des quartiers ou des rues pour chaque métier à Phnom Penh, pour chaque type de produit.

Une fois l’endroit trouvé, il a fallu se faire comprendre, essayer de comprendre, utiliser les mains pour  communiquer.

Puis négocier.

Puis recommencer ailleurs parce que le vendeur à finalement décidé qu’il ne  voulait plus me parler, parce que je n’ai pas conclu l’affaire assez rapidement à son goût.

Peut-être.

Ou pour une autre raison. Ai-je enfreint une règle sociale ? Aucun moyen de le savoir.

Tant pis.

Et un jour, un vendeur parlant anglais, propose ce joli Cub, que même c’est un Super Cub. De quoi rendre jaloux le chinois susmentionné dont le lionceau n’est pas super (il lui a fait arracher les griffes et les canines  cet abruti).

C’est rustique, c’est bleu, c’est bien.

 A Nous les équipées sauvages !

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